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8ème édition du FIFM : Hommage à Youssef Chahine
Pour sa huitième édition, le Festival international du film de Marrakech (FIFM), prévu du 14 au 22 novembre, rendra un vibrant hommage, en saluant le grand talent du cinéaste décédé récemment, Youssef Chahine, auteur des célèbres films en l'occurrence: «Le destin», L'émigré», «L'Autre», etc...
Rappelant que le festival prévoit de rendre hommage à cet illustre créateur et auquel le FIFM avait déjà rendu un chaleureux hommage en 2004.
Onze films égyptiens seront projetés dans le cadre de cet hommage au grand Chahine.
Créé en 2001, le FIFM n'a cessé de s'imposer en tant qu'événement de référence avec la participation de stars de premier plan venus du monde entier et l'engouement d'un public de plus en plus nombreux. Cette année, le FIFM propose une sélection de 121 films représentant 22 nationalités.
FIFM 2008 : 50 ans de Cinéma Marocain
Les 50 ans du cinéma marocain seront célébrés par l’expérience cinématographique de Mohamed Osfour dont le premier long métrage «Le fils maudit» est une expérience qui couronne les quelques courts-métrages qui parodiaient les grands genres cinématographiques
En 1958, Mohamed Osfour, un autodidacte, rompu aux différents métiers de cinéma grâce à ses nombreuses collaborations dans des productions internationales tournées au Maroc, réalisait son rêve : montrer au public marocain des salles populaires de Casablanca, son premier long métrage, « Le Fils maudit ».
Une initiative qui va être fêtée cette année comme le point de départ de la filmographie marocaine parvenue à ses cinquante ans (1958 – 2008), même si, à proprement parler, on peut faire la distinction entre l’histoire du cinéma marocain et l’histoire du cinéma au Maroc : le pays a en effet connu très tôt l’expérience des tournages internationaux et la présence du spectacle cinématographique.
La filmographie marocaine fête cette année son jubilé d’or dans un contexte particulier, marqué par une grande dynamique qui caractérise l’ensemble de la profession cinématographique. Conséquence d’un long parcours de tâtonnements, de recherches, de traversée de désert et fruit d’une maturation qui lui ont permis de se doter d’outils et de stratégies au service d’une production cinématographique nationale de plus en plus visible, progressant à rythme régulier, reconnue et appréciée à travers le monde.
Caravane du documentaire euro-arabe : 2 films
marocains projetés à l'IMA
Les films marocains "Le Tableau" de Brahim Fritah et "Nos lieux interdits" de Leïla Kilani ont été projeté récemment au siège de l'Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris dans le cadre de la Caravane documentaire euro-arabe.
Dix-neuf documentaires représentant le Maroc, le Liban, la Tunisie, la Syrie, l'Egypte, la Palestine, la Jordanie, l'Algérie et la France ont été sélectionnés pour la Caravane, dernière activité en France de ce projet européen soutenu depuis 2006 par le programme Euromed audiovisuel II de l'UE.
Les documentaires présentés reflètent l'évolution d'un genre cinématographique nouveau dans le monde arabe, l'émancipation des réalisateurs arabes et l'affirmation d'un cinéma documentaire arabe d'auteur.
Né en 1973, Brahim Fritah a étudié à l'Ecole supérieure des arts décoratifs (ENSAD) de Paris avant de réaliser "Chroniques d'un balayeur" (1999), "La femme seule" (2004) et "Le train" (2005).
Titulaire d'un DEA d'Histoire et de Civilisation de la Méditerranée, Leïla Kilani, née en 1970 à Casablanca, a été journaliste indépendante avant de s'orienter vers le documentaire à partir de 1999.
Elle a réalisé notamment "Zad Moultaka, passages", "Tanger, le rêve des brûleurs" et "D'ici et d'ailleurs".
Festival du film de Marrakech : Une programmation
pour les non et malvoyants
La 8e édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM) a programmé pour cette année, une dizaine de films pour les non et malvoyants avec version audiovision.
Ce procédé permet à cette catégorie de cinéphiles l’accès au cinéma. Il s’agit d’une technique qui mêle bande sonore et descriptions vocales sous un principe simple: une voix qui décrit aux spectateurs tout ce qu’ils ne peuvent pas voir comme les mouvements, les costumes, les décors… lors des moments sans dialogues. Grâce à un casque audio à infrarouge, les non et malvoyants peuvent suivre l’œuvre en toute autonomie, dans les salles de cinéma.
C’est la chaîne de télévision franco-allemande ARTE qui fournira les films en version audiovision au FIFM 2008. Elle en produit annuellement une douzaine. «L’idée est de faire profiter une autre catégorie de spectateurs de ce festival», indique Jalil Laguili, secrétaire général de la Fondation du Festival International du Film de Marrakech.
Pour Saïd Oumassou, cinéphile malvoyant et chargé de la mise en place de ce projet en collaboration avec l’animateur radio Rachid Sebahi, ainsi que l’Organisation alaouite pour les aveugles du Maroc (OAPAM), «c’est aussi une manière d’intégrer les non-voyants dans la société».
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